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Musicien

Harry "Sweets" Edison

Harry "Sweets" Edison - © Jean Geiser

Date de naissance 10.10.1915 à Columbus, OH, Etats-Unis d Amérique

Date de décès 27.7.1999 à Columbus, OH, Etats-Unis d Amérique

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Harry 'Sweets' Edison

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Harry Edison, dit « Sweets », né le 10 octobre 1915 à Columbus, Ohio, et mort le 27 juillet 1999 à Columbus, était un trompettiste de jazz américain. Il est un brillant représentant de l'école swing.

Biographie

Il débute au sein des Morrison's Grenadiers et avec Earl Hood. Il intègre les Crakerjacks d'Eddie Johnson avant d'aller vivre à St. Louis (Missouri) où il succède à Peanuts Holland dans l'orchestre Jeter Pillars de 1933 à 1936. En février 1937, il se rend à New York et est engagé par Lucky Millinder dans le Mills Blue Rhythm Band. De 1938 à 1950, il joue dans l'orchestre de Count Basie, où il s'impose comme l'un des grands solistes. Le saxophoniste Lester Young le surnomme "Sweetie Pie" en raison de son goût prononcé pour les sucreries qui, par contraction, donna "Sweets", surnom qu'il conservera tout au long de sa brillante carrière.

Avec Count Basie, ses exceptionnelles qualités de soliste sont mises en évidence dans de grands succès qui ont fait la réputation de l'orchestre, entre autres : "Every Tub", "Sent For You Yesterday", "Texas Shuffle" (1938), "Rock-a-bye Basie", "Miss Thing", "Jump for Me" (1939), "Moten Swing" (1940), "9:20 Special" (1941), "Taps Miller" (1945)... sans oublier les V-Discs avec Basie !

A la dissolution du big band de Count Basie qu'il retrouvera épisodiquement par la suite, il s'installe à Los Angeles. Au cours des années 1950, il participe régulièrement aux enregistrements de musiciens West-Coast, notamment au sein de l'orchestre de Shorty Rogers. Sa présence a d'ailleurs valeur de symbole de l'attachement de ces jeunes musiciens de la côte ouest pour la musique swing, en particulier celle de Count Basie. Frank Sinatra, qui fait partie de ses plus fervents admirateurs, le réclame à ses côtés pour de nombreuses séances d'enregistrement avec l'orchestre de Nelson Riddle.

Il signe de nombreux disques sous son nom (le premier en 1945) avec, notamment, Jimmy Rowles, Jimmy Jones, Oscar Peterson, Buddy Rich, Jimmy Forrest,, Jimmy Rushing, Joe Williams, Eddie "Lockjaw" Davis... ainsi que des collaborations avec les plus grands maîtres du jazz mainstream, tels Art Tatum, Coleman Hawkins, Lionel Hampton, Lester Young, Nat King Cole, Ben Webster, Duke Ellington et Johnny Hodges.

Dans les années 1970, il réintègre parfois l'orchestre de Basie et apparaît dans les orchestre de Louie Bellson et de Benny Carter.

En 1991, sa carrière est récompensée par un National Endowment for the Arts Award et il fut inscrit de son vivant au Jazz Hall of Fame en 1997.

Style

Son jeu très économe, non dénué par instants d'une superbe technique, s'appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec un son d'une extraordinaire clarté et d'un velouté unique. Harry Edison affectionnait particulièrement l'utilisation de la sourdine "Harmon" dont il est un éminent spécialiste.

Ce goût de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes.

Harry Edison a eu une influence importante. Parmi ses disciples : Snooky Young, Joe Newman, Emmett Berry, Taft Jordan, pour ne citer que les plus importants, et même Dizzy Gillespie comme ce dernier aimait à le rappeler !

Discographie sélective

Bibliographie

  • Jacques Réda, « Harry Edison et le mot juste », in L'improviste : Une lecture du jazz, Gallimard, 1980 (ISBN 978-2-0702-3239-0)

Liens externes

Dernière modification de cette page 06.04.2017 21:26:31

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